samedi 12 février 2011

quand c'est moi l'élève

Je n'aime pas ne rien apprendre. Voilà, c'est dit.

Quand j'ai "osé" dire à des amis profs, que, oui, la fac ça me manque, j'ai cru lire dans leurs regards : " elle est folle?" comment expliquer tout ça? c'est enrichissant d'apprendre des choses aux autres et d'apprendre en retour, mais ça ne ressemble en rien à ce que j'aimais apprendre à la fac! alors cette semaine, on peut dire que sur ce plan là j'ai été gâtée! suite à la visite de la capilla par Emilio, j'ai rencontré José Vicente, prof de SVT bilingue, qui m'a fait découvrir le museum d'histoire naturelle du lycée avec une grande joie, et en français la visite s'il vous plait! (un vrai échange de connaissance, il était très content d'apprendre les noms des animaux en français)
oh, on l'appel musée mais c'est plutôt une grande salle de classe au rez-de-chaussée, éclairée au néon mais avec de très belles vitrines en bois et verre. Je me suis cru dans une réplique minuscule de notre muséum à nous, à Nantes, sorte de cabinet de curiosité d'une autre époque, mais charmant. Une collection d'oiseaux, de mammifères, de papillons, de mouches, de poissons, de reptiles, de roches, des cadres remplis de teintures, textile etc avec légendes en français et des instruments scientifiques très ancien... Je vous avais parlé du crocodile? dans le lycée il y a un crocodile, et non ce n'est pas une légende qu'on raconte aux élèves pour qu'ils se comportent bien "si t'es pas sage le crocodile te mangera!!" non non, c'est un vrai croco empaillé, installé dans une vitrine dans le patio qui fait la jonction entre les salles de classe et la salle de prof. Croco fait parti de cette collection acquise mi 19 mi 20ème. Au début, le lycée provincial se trouvait place de la cathédrale, mais suite aux bombardements de la guerre d'Espagne, un nouveau bâtiment à été construit et c'est celui où je vais tous les jours. J'ai aussi appris que le premier directeur du nouvel établissement, accompagné de quelques professeurs de sciences, avaient achetés des pièces de la collection pour l'enrichir, mais quand je dis acheté, les sous venaient de leur poche! José Vicente ma dit qu'il trouvait ça très émouvant que des gens se soient passionnés à ce point et pour ma part je trouve que ça confère à cette collection une valeur encore plus forte, elle appartient réellement à ce lieu, à ces professeurs, à ces élèves...
Il faudrait que j'arrive à prendre une photo de Croco! j'aurais du y penser avant, mais je n'amène pas mon appareil à l'école... une autre fois peut-être et pour patienter je vous joint le lien du site internet du musée http://museo.iesvegadelturia.es/ (chez moi je n'arrive pas à lire la police d'écriture...)

Pour continuer sur le thème : cohésion entre prof (cf : repas de noël) hier autre repas entre prof mais en plus petit comité, profs d'anglais, de français, de maths et de sciences. C'était très plaisant de se fondre dans la masse de ces adultes, pas si adultes que ça au final... c'est beau l'Espagne! Olé

J'ai oublié de vous parler du superbe récital de piano auquel j'ai assisté jeudi soir en compagnie de Faye, mon amie anglaise. Une jeune pianiste russe, Ksenia Dyachenko, qui a déjà une longue carrière derrière elle. C'était envoutant! c'était comme si elle vivait sa musique! je n'ai pas regretté la sortie. Je vous laisse écouter la Sonate op.109 de Beethoven... (le son était bien meilleur en vrai!) http://www.youtube.com/watch?v=U_wUd2buVFA


dimanche 6 février 2011

Il était une fois...

...dans la jolie ville de Teruel, une assistante de langue française qui se rendait mollement à son cours particulier. Oui, travailler un samedi, je suis habituée mais là comprenez, il faisait beau et j'ai vite ôte mon manteau tellement il faisait chaud et puis ce cours avait été prévu à la dernière minute et puis, et puis zut! bon an mal an j'allais vers la bibliothèque, lieu de tous les savoirs ou mon élève et moi devions travailler, était-ce à cause de la douceur du temps ou de la Sainte Agueda (Agathe) - Sainte patronne des femmes aux seins coupés et célébrée, je crois, uniquement à Teruel - que je trouvais porte close? un peu en avance (à croire que je ne sais toujours pas qu'entre mon appart' et le centre il faut 10min, pas 20) je pris un bain de soleil sur un banc en pierre. Mon élève est arrivé et nous avons décidé de nous rabattre dans un bar, première étape, el Ovalo avec ses terrasses superbement bien situées, problème en terrasse on ne pouvait que déjeuner (grrr) direction la Plaza del Torico elle aussi ensoleillée. Après 1h30 de rédactions sur les thèmes "racontez une situation ou vous avez eu très peur" et "vous venez de vous faire renverser par un véhicule, racontez la scène" je discutais avec mon élève autour d'un thé, j'appris qu'il était l'un des restaurateurs de la chapelle de la Cathédrale, qu'Anaïs et moi avions visité quelques semaines plus tôt. Je lui dis donc que pour ma part, j'avais fais des études d'histoire de l'art et que j'avais beaucoup aimé le retable de la Cathédrale, "tu as du temps?" ma t'il dit dans un français bancale, du temps? un samedi après midi... je n'ai que ça! "Alors vienes avec moi, je vais te faire visiter la capilla!", Madremia!! réellement? et nous voilà cheminant vers la Cathédrale. Une fois devant les échafaudages et après qu'il se soit assuré que je n'avais pas le vertige nous avons commencé notre ascension pour nous retrouver à 17m du sol, sous la coupole et le lanternon! Je n'en croyais pas mes yeux, à chaque paliers j'avais le droit à un petit cours de restauration, les trouvailles, les problèmes rencontrés et apprentissage de termes techniques dans les deux langues... ça ressemblait tellement à un flash back! comme la balade sur les toits de la Cathédrale de Nantes, comme la découverte du plafond de la Trinité de Monts à Rome, une expérience au goût d'interdit... J'ai remercié Emilio muchas veces pour cette expérience hors du commun et je suis invitée à revenir en semaine pour les voir tous à l'œuvre. En sortant, content de partager une passion commune, il ma parlé des palais que j'avais, ou non remarqué, m'expliquant que celui là avait appartenu à la famille qui avait offert un des retables de la cathédrale, et on le savait parce qu'on retrouvait le même blason sur le fronton de la porte et sur le retable... et puis cette église, massive, qui vient d'être transformée en église Orthodoxe... Je suis rentrée chez moi contente de cette expérience inattendue! et avec en poche un souvenir de plus Turolense.

... par un dimanche aussi chaud, voir plus que la veille, la même assistante de français se rendait à la Fuenfresca pour un déjeuner en famille, une vraie bonne paella maison, que rica! que bonita! Cette journée du dimanche a elle aussi été très agréable, un bon repas donc, puis de retour chez moi vers 15h30 j'ai sorti une chaise et j'ai lu paisiblement sur le balcon avec une tasse de thé, il faisait chaud, du moins jusqu'à 17h, ça sentait bon les villes du sud, la chaleur étouffante à venir et la poussière...

Ainsi ce clôt un weekend bien rempli.



(précision de l'auteur : cet article ne comporte pas de photo, il m'était dificile de capter l'instant présent, et à vrai dire, j'aime profiter de la douceur de vivre sans nouvelles technologies à porté de main!)

jeudi 27 janvier 2011

Teruel et autre (e)spécificités espagnoles

Les espagnols ne savent pas dire spécificités, un espagnol parlant français dira toujours : espécificité, vous comprendrez que ça marche pour tout les mots commencant par "spé", oui, c'est spé!
Il arrive que quand une personne entre dans une pièce elle ou il vous dise : "Buenas" et non mesdemoiselles, ce n'est pas une insulte ou un compliment, c'est juste par flemme de dire "buenos dias" buenas tardes"...
Quand vous croisez une connaissance dans la rue ne prenez pas la peine de dire "hola" ou "buenas" mais dites simplement "hasta luego" (en gros, je te dis au revoir maintenant parce que j'ai pas le temps de te parler)
Il est fort possible qu'on vous réponde "hasta luego" après que vous ayez dit "gracias", ça m'est arrivé ce matin même en passant sous un échafaudage, l'homme qui arrivait ma laissé le passage et en lui disant merci il a donc répondu "hasta luego" (à plus tard), mais, on ne se connait pas voyons! tant de familiarité m'offusque... ;)
Ne vous offusquez pas non plus si on vous appel "cariño/a" (chéri/e) ou "corazon"(mon cœur) ça surprend mais c'est normal ici!
Les Turolenses ont une drôle de façon de finir certains mots, ça fini souvent par "ao" exemple : "te dejao" au lieu de "te dejo"

enfin je vous ferais savoir si j'en trouve d'autres!
hasta luego

mardi 25 janvier 2011

Valence


Par un frisquet samedi matin Anaïs, à Teruel depuis jeudi, et moi avons pris la route de Valence, en car bien entendu. Le paysage était totalement différent de la route pour Saragosse, on a vu beaucoup plus de petits villages avec de jolies tours mudéjares et puis... des champs d'orangers et la mer! On espérait qu'il ferait un peu plus chaud à Valence qu'à Teruel (-6°) mais malgré le soleil la température n'était pas beaucoup plus élevée! qu'à cela ne tienne nous ne sommes pas trop frileuses... Valence est une ville très éclectique mais magnifique! nous nous sommes promenées dans les rues entre style mudéjar, baroque ou art-déco puis nous avons déambulé dans le parc del Turia qui est en fait l'ancien lit du fleuve el Turia (oui celui-là même qui passe en bas de chez moi) - aujourd'hui détourné à cause d'une inondation qu'il y a eu 1957 - le parc est agréable et c'est un très bel et très long espace de verdure (environ 10km de parc du centre ville jusqu'à la mer ou presque) nous nous sommes dirigées vers la cité de la science et de "les arts", le valencien est une sorte de mélange entre le français et le castillan donc facile à comprendre. Cet espace, inauguré en 2008, est immense et magnifique comme je vous propose de le voir sur les photo : http://picasaweb.google.com/astrid.caill/Valence. A vrai dire nous en sommes un peu restées sans voix, une complexe architecture blanche contrastant avec le bleu des bassins et le bleu du ciel, complétement utopique et pourtant elle était bel et bien là devant nous! Je ne sais pas si l'architecte à eu carte blanche. Après cette belle découverte, nous sommes retournées dans le centre ville pour visiter la Basilique et la Cathédrale que vous pouvez aussi voir en photo. Valence est vraiment une ville plaisante, la 3ème ville d'importance du pays après Madrid et Barcelone.
Bien entendu Anaïs a aussi eu le droit de visiter Teruel, le mausolée des Amants, l'église San Pedro ainsi que la tour et la cathédrale, je crois qu'elle a bien apprécié les bâtiments art-déco et les tours mudéjar ainsi que "las delicias de teruel" et les gambas...
J'hésite à mettre les photo pour laisser la surprise à Maman Alice, Pépé et Mamie pour quand ils viendront...


mercredi 19 janvier 2011

Retour à ma deuxième vie



Après deux articles plutôt impersonnels qu'on pourrait classer dans la rubrique "les comment qu'on fait un voyage en car" j'ai envie d'écrire un article un peu plus personnel sur le mois qui vient de s'écouler.

Le retour à Nantes fut tellement agréable! moi qui en partant disais que j'avais fais le tour de Nantes et que j'aimerais pas y revenir pour m'y installer un jour et bien je me suis aperçue que la ville me manquait. Il n'y a rien de mieux que de rentrer chez soi, mais alors il est très dur de quitter son chez soi une nouvelle fois, parce que malgré tout, les habitudes reviennent vite et elles ont la dent dure... J'ai profité de ma famille et de mes amis autant que possible et le break à été bénéfique, même si j'ai pris un coup en prenant conscience que je repartais pour 4 mois et demi! Étonnamment cette prise de conscience c'est apaisée en quittant Nantes après une très bonne soirée en famille... J'avais l'impression de retourner vers ma vie d'adulte et finalement je pense que ce n'est pas une simple impression mais bel et bien la réalité. Alors même si j'avais le cœur gros en franchissant la porte de mon appartement vide, j'étais heureuse d'y être. Et puis, la semaine est passée, l'agréable routine a repris son cour, ici rien a changé, quelques inquiétudes des élèves "Astriiiiz! on avait peur que tu reviennes pas!" (le tout en espagnol, bien entendu) je me suis remise à préparer mes cours avec envie, reboostée par le break nantais. J'essaye d'éviter de penser qu'un jour il va falloir quitter Teruel... parce que tout simplement je n'imagine pas la chose possible, comme je l'ai déjà dis à certain, si je pouvais je ramènerais Teruel en France, et oui, c'est purement égoïste! (bref ne pensons pas à des choses négatives, en plus Anaïs arrive demain et nous allons passer 5 jours ensemble, alors... j'ai hâte!!)

La question lancinante de ce début d'année 2011 : "Tu te plais ici?" je ne sais pas combien de fois on me la posée depuis que je suis rentrée (les profs aussi avaient peut-être peur que je revienne pas, jajaja), mais bien sûr que je me plais ici! c'est indescriptible, j'ai jamais été particulièrement attirée pas l'Espagne et j'ai eu tord! et dire que je me souviens avoir hésité quand j'ai reçu mon affectation, "Teruel? c'est où ça? mais c'est paumé!! nan je vais dire que je refuse!!" je me souviens même avoir trouvé ça moche sur google earth! je me rappelle m'être promené dans la rue ou je vis maintenant à l'époque je ne le savais pas, et je l'avais trouvée moche et délabrée! alors quand je marche dans cette rue je me dis que j'ai bien fais d'avoir une mauvaise impression ,au moins j'ai été agréablement surprise et pas le contraire! et maintenant que je sais comment venir à Teruel en car et qu'il me faut une nuit et une matinée pour y aller... bah oui, je reviendrais, c'est évident! c'est même pas envisageable autrement!

[ je m'éparpille ]

Hier j'ai donné mon premier cours aux professeurs désirant pratiquer le français et c'était tout simplement fantastique!! j'avais peur, je suis jeune ils ont des années d'expérience en tant que prof et moi je vais leur apprendre des chose? sérieusement? le cours à été une réussite confirmée tout au long de la journée par les professeurs que j'ai croisé et qui étaient là hier (ainsi que par d'autre qui n'étaient pas présent mais qui n'ont entendu que des choses positives) je me suis donné du mal pour préparer les cours alors je l'avoue, j'étais fière de moi et il n'y a pas de mal à l'être!

Je pense que c'est tout pour ce soir, j'aurais sans doute des choses à raconter sur le séjour avec Anaïs surtout si on va à Valence...

merci à ceux qui me lisent...

lundi 17 janvier 2011

Hola querida España

Samedi soir après la pizzeria
22h15 : La car est à l'heure, même en avance et il parait déjà bien plus confortable qu'à l'aller. Rencontre avec les quelques français, Erasmus et assistants qui vont eux aussi jusqu'à Bilbao voir même Saragosse. Aurevoir Maman et Alice!
[nuit paisible avec quelques arrêts rafraichissants]
6h30: Arrivée à Bilbao et pas d'indications concernant le car pour Saragosse... (Bilbao ça semble pas très beau, mais à voir le soleil se lever sur la ville... j'irais un jour ne serais-ce que pour le Guggenheim)
7h30 : Arrivée du car pour Saragosse (les deux Erasmus français avec moi me disent que Bilbao-Saragosse ça se fait en 3h, et bien moi je vous assure qu'à l'aller on a mit environ 6h!)
13h30 : Arrivée à Saragosse (Ah vous voyez j'avais raison!)
15h30 : Dans le car pour Teruel, temps : brouillard épais depuis Bilbao. Mais une fois passé Saragosse le ciel est de nouveau bleu! (les biens faits de l'Aragon!)
18h30 : La terre promise est sous mes pieds! température? 19° soleil ciel bleu, avant goût du printemps...
18h40 : Arrivée à l'appartement, ouf, en vie!

Il n'y a rien à dire de décevant sur ce voyage, comparé à l'aller c'était bien mieux! j'ai du réussir à dormir 5h de suite malgré les arrêts fréquents (pourquoi tant de péages dans le sud de la France?)
Impressions sur le retour à la vie Turolense? ma foi, le soleil et la chaleur m'avaient manqué, mais il parait que ça va se rafraichir en février. Soldes ici aussi, ouiiii! premier jour de cours pas trop fatiguant, reprise en douceur...

mercredi 22 décembre 2010

Bons baisers de France

Mardi pluvieux
11h30 : Direction la gare routière, à pied.
12h00 : Le car pour Saragosse part avec 15min de retard.
14h15: Arrivée à Saragosse
14h1-17h30 : Attente dans les salles prévu à cet effet.
17h30 : Présentation au quai n°8, pour soit disant "embarquer".
17h45 : Toujours pas de personnels de la gare ou de la compagnie, mais un groupe de française, de mon âge, de Nantes pour certaines.
18h10 : Arrivée du car, chauffeur pas sympa.
23h et des poussières : Arrivée à Bilbao après 2h de retard. Pas de car. Cohue et confusion, ou est notre car et quand va-t-il arriver? froid, froid, froid.
00h45 : Arrivée du dit car et déception. Inconfort, bondé, valises bourrées dans les soutes... le voyage s'annonce pénible!
2h25 : FRANCE
4h40 : Passage de la Garonne, Bordeaux.
6H42 : Escale à La Rochelle
et à 45 km de Nantes... : Pause petit déjeuner (ça grognait dans les chaumières!)
09H45 : Arrivée à Nantes (enfin)